LE DRAGON

Paroles de Florian Lacour.
 Musique de Spacido

 
 Je l'ai rencontré un soir au fond d'un bois
 Le DRAGON, le plus grand des Dragons.
 Il a la tête comme un géant chaudron
 Plein de pustules, de chancres et de boutons
 Avec des poils gros comme des cordons
 Qui s'entrelacent de ses yeux au menton..
 Il a des yeux  tout injectés de sang
 Des yeux féroces, rouges et  étincelants
 Quand on l'regarde,ça vous glace le sang
 Et des frissons partout ,partout on en ressent !
 
 Mais moi je suis le plus preux de tous les preux
Chevaliers
 Et je passe partout pour tous vous protéger.
 Contre les Dragons je suis spécialisé
 Mais avec lui, ce n'était pas gagné !
 Il a craché et brûlé, grillé mes blonds cheveux
 De son haleine infecte avec des  flammes  de feu.
 Ses postillons perçaient mon armure
 Comme de l'acide, c'était de mauvais augure.
 Je lui ai lancé un grand coup de mon épée
 De ma Durantoc en bon acier trempé
 Mais en saucisson il l'a transformée
 Des pouvoirs magiques, il en était comblé !
 Alors ses pattes couvertes de grands dards
 Se sont jetées sur moi, sur mon corps et dare-dare
 Sur tous mes muscles qui sont pourtant si forts
 Et là j'ai bien cru qu'j'tais déjà mort !
 Mais au dernier, à l'ultime moment
 J'ai crié « Mama mia ! Oh Maman ! Ma Maman ! »
 Et le Dragon soudain voici qu'il  s'adoucit
 Et il m'a murmuré « Oh mon très cher petit ! ».
 J'ai su plus tard et j'ai alors compris
 Qu'il avait de gros problèmes affectifs.
 Or, se savoir aimé  et se savoir compris
 Et pouvoir me materner, ça, ça  l'avait guéri !
 Depuis, bien sûr, nous sommes des amis.
 Même plus que ça, vous l'avez  tous compris !
 Je lui dis « maman » ; il me dit « mon enfant »
 Il me prend dans ses bras et sa peau s'en ressent :
 Elle est toute douce, son acné est  guérie
 Ses yeux sont pleins d'amour, sa barbe s'est
 raccourcie
 Et s'il crache du feu, c'est bien utile, ma foi !

Il fait la cuisine, sans qu'j'aille chercher du bois !