Les derniers Trouvères, fidèles d’Amour
Paroles : Florian Lacour – Musique : Isline Dhun

Comme Troubadours, comme Minnesänger, nous les Derniers Trouvères sommes fidèles d’Amour,
Nous sommes fidèles à l’immortel, au vrai réel de toute existence,
Nous avons foi en cette loi que l’on perçoit sous toutes apparences.

Les moines savants repoussaient en pestant les chants d’amour du village et clamaient avec rage :
« Pas d’chants diaboliques pendant les divins offices »… Mais leurs Hymnes,
leurs Prêches, sont tristes, secs et rêches

Comme leurs cantiques, comme leurs reliques.
Assez de leurs Maria, Deu maire, assez de leurs louanges aux Saints
Ne les comprennent pas nos frères leurs chants qu’ils chantent en latin…

Nous les Trouvères, nous sommes fiers
Car apprîmes art musical en abbayes méridionales
Et théorie de la composition grâce à Vidal de Besaudun, Raymond

Mais nous rejetons hypocrites sermons
Pour paroles édifiantes, trobar clus à double entendre !
Louangeons tour à tour, Piété filiale,
Droiture, Elan loyal, Ardeur, Joie et bel humour…

Comme Troubadours, comme Minnesänger… etc

On sait que Dante, après tant d’autres, désira transmettre Connaissance d’Amour
Peire Cardenal, Guiraut Riquier, l’avaient chanté tous à leur tour…

Tous invectivent les fausses amours, la sécheresse des cœurs, les méchants, les balourds,
Les vanités de ce bas monde, les pervers, les jaloux qui leur font grande honte !

Mais tous louangent la noble Dame qui réconcilie les corps et les âmes
Celle qui refuse que se diffuse la volonté de tout posséder, diriger.

Comme Troubadours, comme Minnesänger… etc